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 Nadia Yassine et le prince rouge

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adnane
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MessageSujet: Nadia Yassine et le prince rouge   Jeu 23 Juin à 3:04

Salutations, ces derniers temps il y'a eu pas mal d'evenements qui se sont pointés et dont l'objectif principal est de destabiliser le Maroc, hormis ceux concernant le soutien de l'Algérie pour le Polisario...je vous invite à lire ces 2 articles:

Quand Nadia Yassine se dévoile

La fille du leader d'Al Adl Wal Ihssane se dit pratiquement sûre d’être poursuivie en justice à cause de ses propos tenus dans une interview accordée à l’heddomadaire «Al Ousbouiya Al Jadida».


Nadia Yassine, la fille du dirigeant et fondateur du mouvement Al Adl Wal Ihssane, Abdessalam Yassine, a jeté un pavé dans la mare politique à cause de ses déclarations pour le moins provocatrices dans un entretien accordé à l'hebdomadaire, «Al Ousbouiya Al Jadida» et publié dans le numéro du vendredi dernier.
En vrac, voilà ce qu'elle a déclaré : "La monarchie n'est pas faite pour le Maroc", "les indicateurs montrent que le régime s'écroulera bientôt", "la Constitution est bonne pour la poubelle de l'histoire", "le PJD a été affreusement instrumentalisé par le Makhzen", "est-il nécessaire de s'accrocher à cette monarchie jusqu'à la fin des temps ?", "allons-nous mourir si nous restons sans Roi ? je ne le pense pas" …
Sur ordre du procureur du Roi auprès du Tribunal de Première instance de Rabat, la police judiciaire a convoqué Nadia Yassine, vendredi après-midi, pour tirer au clair cette affaire. L’intéressée n'a absolument pas nié ses déclarations. Elle persiste et signe. Que veut-elle au juste ? Certains estiment que cette sortie médiatique de Nadia Yassine est un moyen pour la Jamaâ de rappeler à l'Etat l'importance d'Al Adl Wal Ihssane. D'autres y voient une conséquence normale du vent de liberté qui souffle sur le pays depuis plusieurs années et que certains exploitent au nom de la démocratie à des fins très peu claires.
Contactée par ALM, Nadia Yassine a refusé de revenir sur le contenu de l'interview incriminée. Un contenu qu'elle revendique amplement. "Je suis pratiquement certaine que je serais poursuivie en justice à cause de cette interview et des idées qu'elle contient", a affirmé Nadia Yassine. Et d'ajouter : "Dans ce cas, j'aurais l'occasion de m'expliquer. En attendant, je préfère n'ajouter aucun autre commentaire". Toutefois, Nadia Yassine conclut :"Je suis totalement pour la liberté d'expression, surtout quand les idées développées relèvent du domaine intellectuel". En somme, Nadia Yassine estime que ses propos relèvent d'un registre purement académique. D'ailleurs, dans l'interview accordée à «Al Ousbouiya Al Jadida», elle rappelle à chaque reprise que ces propos s'inscrivent dans un cadre strictement universitaire (Nadia Yassine était l'invitée, il y a quelques semaines, d'une conférence organisée par l'Université de Bercley en Californie) et qu'il n'est pas question de faire évoluer la réalité marocaine de manière violente. Sur la question relative au régime politique au Maroc, Nadia Yassine a souligné que si elle avait "à choisir entre une autocratie et une république", elle choisirait "cette dernière", tout en affirmant que ses opinions n'engagent que sa personne et ne reflètent donc nullement l'opinion d'Al Adl Wal Ihssane. Toujours est-il que l'affaire Nadia Yassine ne fait que commencer et ses conséquences risquent inéluctablement d'éclabousser la Jamaâ. Même si plusieurs responsables de cette dernière ne cachent pas, en privé, leur gêne vis-à-vis des déclarations intempestives de la fille du leader Abdessalam Yassine. Pour leur part, nos confrères d'«Al Ousbouiya Al Jadida» ont, eux aussi, été convoqués par la police judiciaire de Rabat, le samedi matin, dans le cadre de la même enquête qui a conduit Nadia Yassine vers les locaux de la PJ. Abdelaziz Gougas, directeur de la publication et les deux journalistes ayant réalisé l'interview, Mustapha Haïrane et Adil Najdi, ont été entendus pendant quatre heures environ. "On nous a posé un certain nombre de questions relatives au choix du titre à la Une, aux conditions dans lesquelles l'interview a été effectuée", a déclaré à ALM Abdelaziz Gougas. "Les éléments de la police judiciaire ont également voulu savoir si nous étions d'accord avec les idées développées par Nadia Yassine", poursuit-il. Et d'ajouter : "Nous sommes des journalistes, nous ne publions pas uniquement les opinions avec lesquelles nous sommes d'accord. Nadia Yassine n'est pas une femme anonyme, elle est la fille du leader du mouvement Al Adl Wal Ihssane, et ses propos ont déjà été tenus au sein de l'Université américaine de Berkley".
Abdelaziz Gougas a également insisté sur le fait que son journal "ne veut en aucun cas doper ses ventes sur le compte de l'ordre public". Comment l'Etat va-t-il se comporter vis-à-vis de cette nouvelle dérive ? C'est la question que se pose bon nombre d'observateurs. L'offense à la monarchie, et parfois à la personne même du Souverain, à l'intégrité territoriale, doit-elle passer comme une lettre à la poste ? Si la justice a fermé les yeux sur un nombre incalculable d'atteintes directes aux fondements et aux institutions de l'Etat, qu’elle sera son attitude envers la fille de Abdessalam Yassine ? Si Nadia Yassine est jugée puis condamnée pour atteinte à l'institution monarchique, quelle sera la réaction des militants d'Al Adl Wal Ihssane, considérés par certains comme les plus nombreux de toutes les organisations politiques du Maroc ? Affaire à suivre...

http://www.aujourdhui.ma/couverture-details36411.html

Hicham Alaoui ou la stratégie du chaos

Le Prince Moulay Hicham a exprimé son soutien aux propos anti-monarchiques de la fille de Abdessalam Yassine. Le «Mollah Hicham» s’est découvert ainsi une fibre islamiste après avoir fréquenté les nihilistes.


Le prince Moulay Hicham semble avoir trouvé, enfin, ce qu’il cherchait depuis plus de dix ans. Le célèbre "prince rouge", comme il aime à se faire appeler, qui était à la recherche de sa voie, est désormais fixé sur son choix. Il a opté, après quatre longues années de réflexion, pour la république islamique.
Depuis son départ pour les Etats-Unis, le 24 janvier 2001, une sorte d’auto-exil, on savait qu’il était allé méditer à sa manière. Il l’avait d’ailleurs lui-même annoncé. "Je pars dans un esprit de responsabilité pour me ressourcer et m’orienter vers de nouveaux horizons", avait-il déclaré dans un entretien accordé à l’agence américaine Associated Press. Durant ces quatre dernières années, il n’aurait pas cessé de réfléchir, de méditer et de se ressourcer. C’est, au moins, ce que sa garde rapprochée n’a cessé de transmettre comme message. Toutefois, tout en se ressourçant, il n’a pas gelé sa campagne contre les principes fondamentaux de la nation marocaine tels que définis par la Constitution. Drôle de méditation. Car, généralement, quand on s’engage dans une période de réflexion pour se "ressourcer" et "s’orienter vers de nouveaux horizons", on s’abstient de nuire. Et tel n’a pas été le cas pour le prince Moulay Hicham.
Mais, au-delà de cette remarque sur la forme, il faut dire que la méditation du "prince rouge" ne lui a, apparemment, pas été d’une grande utilité. Car, au bout de quatre ans de réflexion, pendant lesquels, il était censé faire le tour de la question en prospectant de nouveaux horizons – idéologiques – il a fini par retourner à la case départ. Manque d’inspiration ou mauvaise approche ? En tout cas, il a raté sa remise en cause. Ce sont donc quatre années de perdues.
Car, au bout du voyage "spirituel", Moulay Hicham s’est découvert un penchant pour le régime républicain à la sauce islamiste. Rien que ça!
Dans sa dernière sortie médiatique, il dit approuver les idées développées par la porte-parole du dirigeant du mouvement islamiste non reconnu, Al Adl Wal Ihssane, Nadia Yassine. Pour rappel, cette dernière avait déclaré dans un entretien accordé à un hebdomadaire arabophone que son mouvement était pour l’instauration d’un régime républicain au Maroc.
Pour la fille de Abdessalam Yassine, la "république islamique" serait le régime idéal pour le pays. Allant plus loin dans son insolence, elle a ajouté que "la Monarchie au Maroc s’approchait de sa fin".
Un détail qui ne pouvait que ravir le prince Moulay Hicham. Et ce fut le cas. Au lendemain de la publication de l’interview de la porte-parole du cheikh, il s’est empressé d’afficher son soutien aux propos de la fille de Yassine. Certes ses positions vis-à-vis de l’Institution Royale sont connues de tous et l’on savait qu’elles sont dictées par une frustration causée par un réveil subit d’un rêve chimérique et un projet utopique qui s’est écroulé soudain devant la réalité. Mais, l’on ne savait pas que cette frustration pouvait mener aussi loin. Ainsi, celui qui avait tenté toutes les combines et les manigances possibles pour porter atteinte à l’image de SM le Roi, passe, aujourd’hui, à la vitesse supérieure en s’attaquant directement à la Monarchie constitutionnelle. Tout avait commencé en 1995 lorsqu’il avait publié un article dans un quotidien international dans lequel il a tenté d’attirer l’attention sur lui en se faisant passer pour un "prince rebelle". Ensuite, ce furent les différentes conférences organisées notamment aux Etats-Unis dont le sujet était toujours le même : "la démocratie dans le monde arabe". Le sujet idéal pour vendre indirectement l’image qu’il voulait donner de soi, celle du "prince démocrate". Mais, les années passèrent et le message ne passa pas. En 1999, le changement à la tête de l’Etat marocain a lieu dans le cadre du respect des dispositions de la Constitution marocaine et du respect du principe de la Beiâ. Ce qui n’a fait qu’exacerber davantage celui qui était jusque-là "le prince rebelle". C’est alors qu’une nouvelle mutation a lieu dans la vie de Moulay Hicham. Il devient "le prince rouge". Et c’est dans le cadre de ce nouveau statut qu’il s’est attribué qu’il entamera une série de complots contre les hautes institutions de l’Etat. Campagnes de dénigrement par voie de presse, intrigues, réunions avec certains adversaires du Maroc et soutien financier et logistique à tous les nihilistes qui veulent nuire à leur pays.
Dans la foulée, il ira jusqu’à faire des bourdes aussi graves que celle de provoquer une panique à l’anthrax au Maroc lorsqu’il envoya une lettre contenant une poudre blanche à l’un de ses amis. Ce fut la naissance du "prince intrigue". Durant ces différentes étapes, il tissa des amitiés avec tous ceux qui, par intérêt pour sa générosité, ou par convergence d’intérêts formaient le noyau dur de son entourage.
De Ali Lmrabet à Hicham Mandari, tous les nihilistes et les maîtres chanteurs bénéficieront de ses largesses et de son soutien. Il les utilisa tous pour créer un climat délétère au sein de l’opinion publique marocaine. La finalité de toutes ces combines étant de provoquer un incendie pour s’ériger ensuite pompier sauveur. Aujourd’hui, après avoir brûlé toutes ses cartes, il adopte une nouvelle stratégie, celle de la terre brûlée. Convaincu que son rêve ne pouvait aboutir, il a choisi de tenter de tout démolir. C’est dans cette perspective qu’il s’est associé à Nadia Yassine. Plaider pour la république islamique est aujourd’hui la nouvelle stratégie de Moulay Hicham. Une nouvelle étape commence donc pour lui. Celle où il se verra attribuer un nouveau titre celui du "Mollah Hicham".
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